LE BILAN POUR LA POLITIQUE ETRANGERE DE LA TURQUIE EN 2014

upa-admin 23 Aralık 2014 1.526 Okunma 0
LE BILAN POUR LA POLITIQUE ETRANGERE DE LA TURQUIE EN 2014

La politique étrangère de la Turquie a eu des succès et des échecs durant l’année dernière. Une chose prometteuse était la continuation de l’élargissement des ambassades et des consulats turcs dans le monde entier. Maintenant on peut faire un petit tour sur les plus importants sujets de la politique étrangère de la Turquie en 2014.

Les succès :

Le meilleur part de la politique étrangère de la Turquie en 2014 était les relations avec l’Azerbaïdjan. Les relations avec ce pays turc étaient vraiment en mauvaise condition quelques années auparavant à cause des protocoles menés entre l’Arménie et la Turquie en dépit de l’occupation de 20 % des territoires d’Azerbaïdjan par l’Arménie. L’état turc a fait une faute très grave en interdisant les drapeaux de l’Azerbaïdjan lors du match de football entre la Turquie et l’Arménie à Bursa. Cette faute a déconcerté l’Azerbaïdjan et les Azéris en générale pourtant cette année-là, la Turquie a réussi à lier une relation pacifique avec l’Azerbaïdjan. Il est vrai que créer des relations pacifiques entre deux nations qui partagent la même langue est beaucoup plus facile. Cette année les relations au niveau des relations stratégiques se sont intensifiées grâce à des projets d’énergie et de transportation comme TANAP, le chemin de fer entre Baku, Tiflis et Kars et le pipe-line de gaz naturel entre Baku, Tiflis et Erzurum. La Géorgie était un troisième partenaire en 2014 avec ces deux pays turcs. C’est un développement assez important et stratégique pour la stabilité en Caucasie-sud. Mais la Turquie et l’Azerbaïdjan peuvent avoir quelques problèmes dans le futur car la Turquie est un pays membre de l’OTAN et l’Azerbaïdjan veut rester neutre dans sa politique étrangère en particulier pour les relations de l’Ouest et la Russie. Ces deux pays doivent être encore plus attentifs à ne pas mettre en deuxième plan leurs priorités stratégiques l’un pour l’autre dans les prochaines années. Le geste du Président Monsieur Ilham Aliyev défendant les intérêts de la Turquie contre les accusations non-diplomatiques de Monsieur Serge Sargsian, le Président de l’Arménie, dans une plate-forme internationale ou la Turquie n’a pas été représenté, a été un bon exemple dans le cadre des relations bilatérales qui devenait stratégiques cette année.

En 2014, la Turquie a aussi réussi à démontrer à tout le monde qu’elle vise la paix et la solution pour la question de Chypre. Même si les Chypriotes grecs ont signé des accords économiques avec des compagnies américaines avant d’opter pour une solution diplomatique contre la crise, la Turquie a montré qu’elle va continuer à plaider pour la paix afin d’autoriser des accords d’énergie dans la Méditerranée. Maintenant, tout le monde a vu que ce ne sont pas les Chypriotes turcs et la Turquie qui bloquent la solution diplomatique de l’île.

Même si la politique étrangère de la Turquie contre la Syrie était une catastrophe, les Turcs ont montré leur respect pour les droits de l’homme en accueillant approximativement 2 millions de réfugié syrienne dans le pays. Nous pouvons dire que si cet accueil avait été réalisé par un pays européen au lieu de la Turquie, le Président du pays en question aura obtenu un prix Nobel de la paix.

Malgré les positions différentes de la Turquie et la Russie dans la crise syrienne, l’année 2014 était un succès au niveau des relations économiques. Après l’annulation du projet « Courant Sud » (South Stream), la Russie et la Turquie se sont accordés pour un nouveau projet de gaz naturel passant par la Turquie et la Grèce. Mais la Turquie est devenu à présent 60 % engagé au gaz naturel de la Russie qui peut devenir un désavantage trop sérieux si -à cause de la crise ukrainienne- l’Ouest décide d’arrêter complètement ses relations avec la Russie. La Turquie sera un pays membre de l’OTAN, dépendant de la Russie et sera forcé à faire un choix entre la Russie (l’énergie) et l’UE (la démocratie) si le contexte de « nouveau guerre froide » continuera à se fortifier. C’est pourquoi la Turquie doit diminuer sa dépendance à la Russie et diversifier ses achats de gaz naturels auprès d’autres pays comme l’Azerbaïdjan et l’Iran.

Les relations entre la Turquie et les Etats-Unis n’étaient pas très problématique en 2014 malgré les hommes d’état américains qui avaient de sérieuses hésitations concernant le respect des droits démocratiques en Turquie. Ces deux pays ont des points de vue similaires sur la crise syrienne et la question de Chypre mais ils ne sont pas arrivés à un accord sur les méthodes pour la solution de ces problèmes. Le régime officiel de la Syrie est un sérieux danger pour la Turquie mais pour les Etats-Unis, l’Etat Islamique (EI) est un danger plus clair et présent. Si la Turquie peut protéger sa démocratie (cela semble assez difficile avec les dernières arrestations des journalistes), elle peut jouir de plus de libertés considérant sa politique étrangère.

La Turquie avait des relations pacifiques et développées avec l’Iraq et le Gouvernement régional du Kurdistan surtout après le départ de Nouri al-Maliki. Les relations économiques et politiques avec les pays de l’Afrique et de l’Asie se sont développées durant l’année 2014 grâce aux travaux prospères du Ministère des Affaires Etrangères de la Turquie.

Les échecs :

Le plus grave problème de la Turquie sur sa politique étrangère en 2014 était l’image du pays. A présent, la Turquie a commencé à être perçue comme un pays autoritaire faisant des oppressions contre le media et l’opposition. La différence de la Turquie en comparaison avec les autres pays du monde Islamique (être un pays démocratique et laïc) est dorénavant plus faible grâce aux discours islamistes et autoritaires du Président de la République Monsieur Recep Tayyip Erdoğan. Par exemple, une gaffe commis par Monsieur Erdoğan sur les Arméniennes a été utilisée afin de défendre la cause arménienne par les médias internationaux.

Un autre problème était l’indifférence de la Turquie aux massacres de l’Etat Islamique (EI) en Syrie et en Iraq. Peut-être que la Turquie n’a pas encore assez de pouvoir pour détruire l’EI, mais elle doit mieux protéger ses frontières car la majorité des terroristes de l’EI passe en Syrie par la frontière Turque. La Turquie peut aussi changer sa priorité de danger en Syrie et peut entrer dans une position plus rationnelle en mettant l’EI dans un rang plus dangereux par rapport au régime d’Assad et les Kurdes.

La politique étrangère de la Turquie n’a pas eu de réussite en vue de la lutte contre les accusations de génocide venant de l’Arménie et la diaspora Arménienne. Même si la Turquie est suffisamment puissante légalement (d`après la loi internationale)[1], pour l’Arménie et la diaspora Arménienne, ce sujet est le seul point qui uni ses peuples dispersés dans plusieurs pays. Mais nous devons dire que l’Arménie, ce petit état satellite de la Russie, doit ouvrir une voie pacifique afin de disperser la haine entre les Turcs et les Arméniennes provenant des évènements tragiques déroulés il y a un siècle. Les Turcs ne détestent pas les Arméniens et veulent avoir des relations pacifiques à condition que l’invasion arménienne sur les territoires de l’Azerbaïdjan cesse. Mais l’état Arménienne empêche les relations pacifiques et ainsi que la libre échange entre ces trois pays à cause de son idéologie comportant un nationalisme fanatique. Il est vraiment difficile de comprendre comment les gens peuvent encore détester d’autres personnes à cause des évènements provenus il y a un siècle. Mais l’Arménie et la Russie orchestrent encore ce comportement politique futile et primitif. Selon cette mentalité, toutes les nations du monde doivent détester les autres nations.

En 2014, la Turquie n’a pas non plus changé son image de pays Sunnite. Il est vrai que les pays Shiites comme l’Iran poursuivent des politiques étrangères basées sur le confessionnalisme (la jalousie sectaire), mais la Turquie devrait changer ce point de vue en optant pour une identité laïc et démocratique déjà présente. Sinon, la Turquie fera aussi partie des guerres sectaires qui se poursuivent dans le Proche-Orient.

Le coté le plus problématique de la politique étrangère de la Turquie en 2014 était les relations avec l’Israël et l’Égypte. La Turquie s’est excessivement engagée dans la politique sale et vicieuse du Proche-Orient dans les dernières années ce qui mènera encore plus de problèmes à la Turquie. La Turquie doit se concentrer sur ses intérêts nationaux au lieu d’utiliser le nationalisme arabe, encore plus et mieux que les états Arabes. Les relations pacifiques avec l’Israël peuvent devenir un avantage pour la Turquie.

Les relations suivies avec l’Union Européenne étaient aussi un échec durant l’année dernière. Le gouvernement turc ne semble pas très désireux pour devenir un membre de l’UE. C’est vrai que c’est un objectif difficile pour la Turquie, mais la Turquie peut faire beaucoup plus d’effort sur ce sujet-là. L’élection de François Hollande, qui n’est pas contre l’adhésion de la Turquie par principe, n’a pas bien été utilisée par le gouvernement turc. Les relations économiques assez bien maintenues avec l’Allemagne pouvaient être mieux utilisé pour gérer les relations politiques. L’Angleterre aussi supporte toujours la Turquie pour l’adhésion dans le club.

Conclusion

La Turquie a eu des succès et des échecs l’année dernière du point de vu de sa politique étrangère. Il me semble que lors des dernières semaines, le gouvernement turc a fait un partage des rôles entre Monsieur le Président Recep Tayyip Erdoğan qui semble proche de la Russie, Monsieur le Premier Ministre Ahmet Davutoğlu qui est favorable pour des relations d’autant plus intensives avec les Etats-Unis et le Ministre de l’UE Monsieur Volkan Bozkır et le Ministre des Affaires Etrangère Monsieur Mevlüt Çavuşoğlu qui semble pondérés entre l’UE et la Russie.

Dr. Ozan ÖRMECİ

[1] La Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide n’a pas défini l’expulsion comme un type de génocide (http://www.akadem.org/medias/documents/Convention-ONU-genocide_1.pdf).

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